Stéphanie Labelle. Enseignante, marathonienne, auteure et maintenant entrepreneure!

Plusieurs en rêvent, d’autres font le grand saut.

Aujourd’hui, je vous présente mon entrevue avec cette femme pleine de projets, qui n’a pas peur de l’échec et qui rêve de liberté.

Cette femme a décidé de se lancer en affaires avec son partenaire de vie, Patrice Laflamme.


 

Catherine : Ton premier projet entrepreneurial a été l’écriture du livre Les îles magiques, projet que tu as réalisé avec Patrice. Pourquoi avoir décidé de te lancer dans l’écriture, l’édition et la vente d’un livre pour enfants?

Stéphanie : J’adore la littérature jeunesse, j’ai plein de livres pour enfants chez moi. J’aime l’innocence de la littérature jeunesse. Quand tu es dans un livre pour enfant et qu’il y a un ours qui parle, c’est beau. J’adore ce côté ludique qui fait rêver. J’ai toujours eu envie d’écrire un livre et c’est Pat (Patrice) qui m’avait demandé si j’avais déjà pensé écrire un livre. C’est quelque chose qui me trottait dans la tête depuis plusieurs années. C’est lui qui m’a finalement poussé à mettre mes idées sur papier. Il m’avait donné 45 minutes pour trouver mes trois (3) idées principales. Après, on a tricoté autour de mes idées. J’ai pris du temps pour trouver comment y mettre de la magie. C’est vraiment Pat qui m’a donné le coup de pied au derrière pour faire naître ce projet.

C : Entreprendre en couple, c’est comment?

S : Je pense que je suis chanceuse. J’ai l’impression que soit ça marche, soit ça ne marche pas. Je pense qu’il y a des gens en couple qui ne peuvent pas travailler ensemble. Pour moi, Les îles magiques a été un test et ça s’est vraiment bien passé. Ça nous a démontré qu’on est différent et qu’on se complète. Pat m’amène à foncer et à faire vivre mes idées. Moi, je suis bonne pour en avoir plein dans ma tête, mais je ne les mets pas sur papier. Lui est bon pour concrétiser les choses. Tout ça nous a rassuré pour Undigo qui est un plus gros projet. On communique beaucoup. Mon chum, c’est un gars qui communique beaucoup, donc ça aide!

C : Présentement, tu as choisi de continuer l’enseignement (en suppléance) en parallèle avec le lancement de Undigo, pourquoi?

S : En fait, ça fait 5 ans que j’ai terminé mon bac. Je n’ai jamais pris une classe une année complète, mais des contrats de 4 ou 5 mois, j’en ai fait!  J’ai la chance avec la Commission Scolaire de Montréal de pouvoir travailler tous les jours sans avoir la charge d’une classe et de tout ce qui vient avec: la planification, la correction, les rencontres de parents… Être prof, c’est 32 heures payées par semaine, mais tu travailles au moins 60 heures si tu veux faire quelque chose de stimulant pour tes élèves. Je trouve que c’est un beau compromis de travailler en suppléance, de terminer à 15h30, de pouvoir aller m’entraîner ou travailler sur mes projets. J’ai l’opportunité de pouvoir continuer à être en contact avec les élèves (parce que j’aime ça!) et de pouvoir travailler sur mes projets. C’est une belle liberté. Peut-être que l’année prochaine j’aurai des choix à faire, mais pour l’instant j’y trouve un équilibre.

C : Quels sont tes rôles dans ce nouveau projet (Undigo)?

S : La vraie réponse c’est que toutes les décisions sont prises à deux. On n’a pas encore séparé les fonctions. On a de multiples chapeaux, on est en symbiose. Le projet est encore au stade embryonnaire, on n’a pas encore à choisir qui fait quoi. On aime beaucoup le faire 100% ensemble.

Patrice se joint maintenant à la conversation.

C : Quelles sont les forces de Stéphanie?

Patrice : Steph amène beaucoup d’authenticité dans le projet. Elle amène de la créativité, il n’y a jamais de problèmes, toujours des solutions. Elle amène la touche humaniste et naturelle.

S : Des fois, Pat est pressé. Je fais en sorte qu’on prenne un peu plus notre temps pour bien faire les choses.

C : Stéphanie, quelles sont les forces de Patrice?

S : Sa créativité, sa motivation, son dévouement, il est tellement dévoué, et sa capacité à répondre aux gens.

C : Qu’est-ce qui vous fait tripper dans le démarrage d’une startup?

S : Le défi, le challenge.

P : La flexibilité, la liberté.

C : Est-ce qu’il y a des choses qui vous font peur?

S : La seule chose dont j’ai peur c’est que Undigo prenne toute la place dans notre vie. Je ne veux pas que ça devienne juste ça.

P : C’est sûr qu’on veut que ça fonctionne, mais ça nous empêche pas de dormir la nuit. Ce qui est le fun c’est que, tous les deux, nous n’avons pas peur de l’échec. Même si on se plante, on est très ouvert à réessayer autre chose.

S : Moi j’ai peur des fautes d’orthographe!

P : Elle a peur que tout ne soit pas parfait. Moi, je tourne les coins plus ronds.

C : Vos prochains défis?

S : La campagne de sociofinancement.

P : La campagne c’est certain que c’est un gros défi de communication et marketing, ce sont nos premières ventes. Après cela, il y a un gros défi de production et de logistique. L’idéation et la création c’est la partie le fun. Le défi est de mettre l’idée en pratique pour que ça devienne une vraie entreprise et pas seulement un projet.

C : Stéphanie, qu’est-ce que tu dis à une fille qui a une job stable et qui rêve de se partir en affaires?

S : Go girl, il n’y a rien qui t’en empêche. La vie est courte. Fonce. Fais-toi confiance. La seule personne qui peut t’arrêter, c’est toi. Si tu as un rêve, fonce et fais-le.

C : Quelle est la leçon que tu as apprise depuis que tu es en entrepreneuriat?

S : L’importance de bien s’entourer et d’avoir beaucoup de gens compétents autour de moi.

C : Mot de la fin?

S : Je pourrais partager notre rêve? Pour Patrice et moi, le rêve n’est pas de devenir millionnaires. Tant mieux si on le devient, mais ce n’est pas l’objectif. Notre rêve, c’est d’être libre et de pouvoir avoir plusieurs projets. De ne pas avoir de barrières, de pouvoir continuer à vivre et d’avoir du plaisir.

P : Tu pourrais parler de ton deuxième livre aussi…

S : Oui, mais il est dans le four, une chose à la fois!

 


 

Pour découvrir l’histoire derrière l’idée de Undigo, jette un coup d’oeil au site web : https://myundigo.com/pages/our-love-story

Vous voulez encourager Stéphanie et Patrice? Leur campagne de sociofinancement débute le 5 septembre 2017 sur la plateforme Indiegogo.