Un livre qui m’a marqué dans mes début chez JPD Conseil est sans aucun doute celui de Michael E. Gerber, The E-Myth Revisited: Why Most Small Businesses Don’t Work and What to Do About It. Simple et brillant, je te le conseille fortement!

Ce livre, je l’ai lu à plusieurs reprises. J’ai entendu mon père en parler tellement de fois.

Le principe derrière ce livre est simple : l’entrepreneur a trois chapeaux.

Le premier chapeau est celui du technicien. Le technicien, c’est le spécialiste de l’entreprise. Il connaît ce qu’il fait, il exécute. Par exemple, une coiffeuse qui démarre son salon de beauté. Elle joue sous son chapeau de technicien lorsqu’elle coiffe ses clients. Le technicien fait vivre la proposition de valeur de l’entreprise.

Le deuxième chapeau est celui du gestionnaire. À une certaine taille d’entreprise, être seul ne suffit plus. Il faut s’entourer, embaucher des gens et, là, le chapeau de gestionnaire embarque! Le gestionnaire gère ses employés, mais aussi les finances. Il s’assure que tous travaillent ensemble dans un but commun.

Finalement, le troisième chapeau est celui de l’entrepreneur. Lorsque tu es sous le chapeau d’entrepreneur, tu réfléchis au futur. Comment vais-je développer un nouveau marché? Comment faire doubler la taille de mon entreprise? Quels partenaires pourraient me permettre de développer un nouveau produit?

Bref. Trois chapeaux. Ça semble simple, mais je vous garanti que c’est tout un défi.

Le problème dans tout cela, c’est que nous sommes des humains, que nous avons des forces et des faiblesses. Et qu’il est très difficile d’être parfait, partout, tout le temps.

Chaque entrepreneur a un chapeau qu’il préfère. Personnellement, j’adore le chapeau de l’entrepreneur. Il me permet d’être créative, de rêver et, ensuite, de tester ces idées sur le marché. Parle-moi de l’ouverture de notre prochain bureau, tu verras des étoiles dans mes yeux.

L’autre côté de la médaille : on a aussi un chapeau que l’on trouve plus difficile. Ce chapeau, il est difficile, car il est moins naturel, il te demande plus d’énergie. Ceux qui me connaissent savent très bien que le chapeau de gestionnaire est un cube Rubik pour moi. Je l’aime, mais il n’est pas facile.

Si ce n’était que des chiffres à analyser, ça serait facile. En tant que directrice générale, je ne peux malheureusement pas juste m’arrêter aux chiffres, je dois m’assurer que la ligne du bas va satisfaire les attentes du président, soit mon père. Je suis donc la zone tampon entre lui et le reste de l’équipe.

Parlant d’équipe, gestionnaire rime avec gestion des employés. Parle-moi de culture et de développement des leaders, une bouteille de vin ne sera pas suffisante pour faire le tour du sujet. Mais, qui prends plaisir à faire de la discipline? Qui aime gérer les cas d’employés difficiles? Personne. On a tous envi de s’arracher les cheveux.

Qu’on le veuille ou non, même si on a de supers alliés, prêts à tout affronter à nos côtés, il reste que quand on rentre le soir à la maison, ces trois chapeaux se chamaillent à savoir qui aura la priorité le lendemain.

Trois chapeaux, trois perspectives différentes avec chacune ses défis.

Le défi, c’est d’arriver à jongler avec tout ça, sans en perdre la tête!