De retour au poste après près de quinze semaines d’absence, je me remets à l’écriture.

En fait, j’ai mis plusieurs choses de côtés cet automne et cet hiver. J’ai appris qu’en ne travaillant pas dans nos forces, on ne fait pas un bon capitaine.

Aujourd’hui, ça me tentait de te partager ce qui m’a permis de revenir au poste.

Il ne faut rien prendre pour acquis, car les vieilles habitudes reviennent rapidement lors d’une période de stress.

À l’École d’entrepreneurship de Beauce, le premier module auquel j’ai assisté avait pour thème Apprendre à se connaître. Tout part de là. Souvent, on cherche des outils miracles. En revenant aux bases, je me suis rendue compte, une fois de plus, que tout part de moi.

J’ai eu la chance dans mon court parcours de faire plusieurs tests psychométriques. À quoi ça sert? À se connaître. À faire le constat de ses forces et ses faiblesses.

Faire le constat, c’est une chose, mais si on n’utilise pas ce constat pour passer à l’action, c’est inutile.

Alors, après une période automnale à naviguer contre vent et marrée, j’ai ressorti mes tests, je les ai relu. Constat global : je ne travaillais pas dans mes forces.

Bref, il faut apprendre à se servir de ces outils. Ne pas les laisser de côtés et les ressortir quand on sent que nos efforts ne donnent pas le résultats escomptés.

Alors, voici comment je me suis servie de mon profil psychométrique pour reprendre le contrôle de mon navire.

Premier constat : je suis une fausse extravertie. Je suis de nature sociable, mais mes batteries d’énergie se régénèrent dans les moments de solitude. Sur une échelle de 1 (introversion) à 9 (extraversion), je me situe à 3. Ça, je l’oublie souvent! Les semaines où j’ai plusieurs 5 à 7, un cours de soir au MBA et cinq journées en clientèle, je ne dois pas oublier de me planifier des moments pour être seule, dans ma bulle (yoga, course, peinture). Ça fait toute la différence sur mon humeur, mais surtout sur mon efficacité au travail.

Deuxième constat : je carbure aux défis. La gestion administrative n’est pas pour moi un défi. Le défi est de ne pas m’ennuyer. Alors, garder ces responsabilités à long terme, c’est nuisible tant pour moi, que pour l’entreprise. Pourquoi? Même si je maîtrise sur le bout de mes doigts tous ces sujets, mon cœur n’y est pas.

Troisième constat : la vie a fait en sorte que j’ai embauché des personnes avec des profils très différents du mien! Travailler avec des gens différents, c’est challengeant, mais tellement enrichissant. Ces personnes me permettent de voir mes angles morts mais, encore mieux, elles me permettent de travailler dans mes forces! Toutefois, pour travailler dans nos forces, il faut admettre nos faiblesses et ne pas s’attarder au regard que les autres auront sur nous si on délègue certaines responsabilités stratégiques.

Quatrième et dernier constat : je m’entête parfois à être une personne que je ne suis pas. Pourquoi? Pour ressembler à des modèles que j’admire. Au final, le résultat est moche et je n’ai eu aucun plaisir. Toutefois, j’ai autour de moi des personnes qui possèdent ces qualités que j’admire. Et c’est tout ce qui compte, car mon entreprise est gagnante. Je ne suis pas obligée d’être parfaite. Seule une équipe peut l’être.

Alors, si tu as la tête qui tourne, que tu ne sais plus quoi prioriser, reviens aux sources, retourne lire ton profil psychométrique. Tu verras plus clair sans aucun doute.

PS : si tu es curieux(se), je te laisse ci-dessous la grille de mon profil Atman ;)!