Ces derniers temps, nous entendons beaucoup parler des bons et des mauvais patrons.

Ce sujet qui aurait sembler absurde dans les années 90 où il y avait pénurie de jobs, prend tout son sens en 2019 lorsqu’il est maintenant question de pénurie d’employés.

En ce dimanche matin, en lisant pleins d’articles sur le sujet, je suis en pleine introspection!

Et si être un bon patron, ça commençait par admettre que nous ne sommes pas de bons patrons.

Je pense sincèrement que la première étape pour devenir un bon patron, c’est d’admettre que nous avons des faiblesses, que nous sommes pas des super héros, que derrière le titre se cache un humain qui a une vie personnelle.

Personnellement, j’ai frappé un mur en 2017, j’étais loin d’être un bon patron. Je n’étais pas sur mon X. Je m’épuisais dans ce rôle de directrice générale, à contrôler, diriger, dicter… Bref, plusieurs verbes qui ne me collent pas à la peau.

Oui, j’ai été un mauvais patron.

Première étape complétée : l’acceptation.

Deuxième étape? Trouver sa place.

Des fois, c’est l’entreprise dans laquelle nous oeuvrons qui fait de nous un mauvais patron. Je pense que la culture de l’entreprise à l’époque faisait de moi un mauvais patron.

J’ai beaucoup de chance, mon père m’a permis de faire évoluer cette culture, d’y mettre mes couleurs. J’ai pu co-créer une culture qui allait être positive pour toute l’équipe.

J’étais aussi très bien entourée. Petit coucou à Andréanne, Marion et Camille qui ont cru en ma vision, et qui ont décidé de participer à cette aventure qui allait être cahoteuse, mais tellement gratifiante. Merci d’être là, d’être aussi complémentaires, et ouvertes. Merci de ne pas avoir pris vos jambes à votre cou quand j’ai fait mon coming out comme mauvais patron à l’automne 2017! Vous m’avez permise d’être authentique dans ma vie professionnelle.

Vous m’avez permise de mettre 100% mon énergie à travailler dans mes forces.

En effet, ma merveilleuse équipe s’est responsabilisée, j’ai mis mon égo de côté et…

Troisième étape? J’ai délégué! AH. C’est plus facile à dire qu’à faire.

Abandonner le rôle de gestionnaire autoritaire, ça demande de la patience. Il faut travailler sur soi, se faire confiance pour être capable de faire confiance aux autres.

Ça demande aussi de se retirer de certaines réunions, pour laisser émerger les talents. Des vertiges, j’en ai eu de nombreux. Avec du recul, je sais aujourd’hui que j’étais le principal frein à l’épanouissement de plusieurs.

Aujourd’hui, avec beaucoup de bienveillance, je me concentre sur ma mission personnelle dont le verbe d’action est CRÉER L’ÉTINCELLE. Je suis là pour mon équipe, dans un rôle bien différent.

Finalement, la quatrième étape? Ne jamais penser être un bon patron.

Être un bon patron, c’est un concept bien éphémère. J’aurais toujours des choses sur lesquelles m’améliorer. TOUJOURS. Les besoins des employés d’aujourd’hui ne sont pas ceux des employés de demain. Les choses évoluent à une vitesse folle.

La personne qui s’assoit sur son succès aujourd’hui risque gros demain. Bien sûr qu’il faut se donner une tape dans le dos une fois de temps en temps. Ça fait du bien de prendre un moment de recul et constater les résultats. Mais il faut rapidement revenir à la réalité et éviter de nourrir notre égo!

Alors, être un bon patron ou non?

Je ne sais pas.

Je pense que nous devons mettre notre focus sur être un MEILLEUR patron. Tout simplement. Être meilleur qu’hier, évoluer et progresser.