Depuis les derniers jours, j’ai horreur de mon fil d’actualité. Tant sur Facebook, que sur Instagram. C’est un peu moins le cas sur LinkedIn, mais quand même.

Au risque de me faire lancer des tomates, je fais mon coming out. Je ne suis pu capable des publications sur les résolutions, les apprentissages de 2019, le bonheur d’avoir appris de ses difficultés rencontrées. Beurk. Des publications qui me laissent un goût amer et qui me gardent loin de mon cellulaire depuis le 31 décembre.

J’avoue tout de même mes torts. Je suis coupable. Oui oui, le 31 décembre, j’ai fait une rétrospective de mon année 2019 dans ma story sur Instagram, montrant en images tous les beaux moments que j’ai vécu en 2019.

Ça m’a fait du bien, car j’ai été surprise. Une fois tous ces moments réunis, ça me fait une année WOW. Des voyages, des moments en couple, en famille, des accomplissements professionnels. En veux-tu ? En v’là.

Dès le lendemain matin, quand j’ai vu tous les messages qui peuplaient mes fils d’actualité sur les réseaux sociaux, je me sentais mal à l’aise. Mal à l’aise de ce faux bonheur auquel j’avais contribué. De ce sentiment que nous devons toujours nous montrer sous notre plus beau jour. Mal à l’aise de lire toutes ces publications qui ont souvent en commun de montrer uniquement le côté lumineux de la lune.

Et le côté sombre dans tout ça ? Personnellement, 2019 n’a pas été une année facile. Loin de là. Mon anxiété que j’avais réussi à maîtriser en 2018 a refait surface. Ma psychothérapie, j’ai recommencé. Je ne me sentais plus en contrôle. Tout le mois d’octobre, j’ai eu envie de tout foutre en l’air et de partir loin, loin, loin. Parce que derrière chaque succès se cache plusieurs embûches et défis. 

Nous ne le répéterons jamais assez, c’est le voyage qui compte, pas la destination.

Les réseaux sociaux pourraient-ils être un peu plus authentiques ?

Parce qu’au final, même si j’ai plusieurs bons coups en 2019, j’ai passé une année de marde. Oui oui, et je suis bien heureuse qu’elle se termine. 

Nous avons tellement peur d’avoir l’air rabat-joie. Mais tabarouette, ça sert à quoi de se mentir.

Je ne me sens pas moins fière de tout ce qui a été fait en 2019, loin de là. Je suis extrêmement fière du changement de marque de Coboom, de la responsabilisation de mon équipe qui me permet de croire que je peux vivre à Trois-Rivières tout en soutenant le futur de l’entreprise, de la sortie de mon livre, de son accueil dans les médias, des rencontres que j’ai faites. 

Oui, j’en suis plus que fière. Mais la réalité c’est que j’ai sûrement versé plus de larmes que j’ai vécu de fous rires en 2019. C’est la faute de personne, la mienne uniquement. Et honnêtement, c’est un constat, et j’ai déjà pris des actions cet automne pour que le vent tourne.

Bref, cette année, je décide pour la première fois de ne pas prendre de résolution. Parce que si tout le monde tenait ses fameuses résolutions, les unes de l’actualité ne seraient pas aussi terrifiantes.

Je m’en suis rendu compte de la façon suivante : le 28 avril 2019, mon conjoint m’a lancé le défi d’une année sans alcool, à partir de ce jour précis. En date du 6 janvier 2020, je respecte encore ce défi, et j’en suis très fière.

Donc, les résolutions malgré que, oui ça marche pour certaines personnes, c’est de la foutaise.

Prenons l’exemple de la fameuse remise en forme jumelée à la perte de poids. Entendons-nous que si tu veux vraiment perdre du poids, c’est pas l’idée du siècle d’abuser de la tourtière, du sucre à crème, du mousseux et de Netflix pendant tout le temps des fêtes avant de s’y mettre. C’est voué à l’échec.

Autre exemple que j’aime bien, ceux qui veulent essayer d’arrêter de juger les autres en 2020. Bien oui. Est-ce que je peux savoir pourquoi attendre au 1er janvier pour arrêter de juger? D’ailleurs, entendons-nous que commencer une résolution par le verbe ‘’essayer’’ ce n’est pas gagnant. Si un entrepreneur disait à son banquier ‘’Cette année je vais essayer de faire des profits’’, il se ramasserait sûrement aux comptes spéciaux.

Bref, et si nous arrêtions de se mentir ?

Et si nous n’attendions pas au 31 décembre pour faire une rétrospective de notre vie ?

Et si nous nous permettions de faire un peu d’introspection, tout au long de l’année ?

Et si, au lieu de faire des résolutions, nous nous lancions des défis, quand bon nous semble, sans attendre la date parfaite ?

Et si, nous avions le courage d’être nous-même, au détriment de la popularité de nos publications sur les réseaux sociaux ?

Au final, tant que nous sommes réellement heureux.ses en s’endormant le soir, c’est tout ce qui compte.